Téléassistance et maladie d’Alzheimer : comment sécuriser le domicile tout en préservant l’autonomie ?

À l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, Alain Monteux, président de Tunstall Vitaris France, était invité sur ICI Saint-Étienne Loire.

Il est venu échanger autour d’un enjeu essentiel pour les personnes atteintes de troubles cognitifs et leurs proches : comment sécuriser le domicile sans transformer le logement en lieu sous surveillance ?

Lorsqu’une personne est atteinte de la maladie d’Alzheimer, certaines situations du quotidien peuvent devenir plus difficiles. Adapter le logement peut alors favoriser le maintien à domicile. La mise en place de solutions de sécurité peut également rassurer les proches.

L’objectif reste de préserver autant que possible les habitudes et l’autonomie de la personne.

Quels signes peuvent alerter sur une perte d’autonomie ?

Les premiers changements peuvent parfois être discrets. Alain Monteux évoque plusieurs éléments qui peuvent attirer l’attention des proches.

Il peut s’agir d’aliments périmés ou de repas qui ne sont plus préparés. Le courrier peut aussi commencer à s’accumuler. Les médicaments peuvent être mal pris. Des difficultés peuvent également apparaître dans les gestes du quotidien.

Des sorties inhabituelles ou une certaine désorientation peuvent aussi alerter l’entourage.

Pris individuellement, ces changements ne permettent pas de tirer de conclusion. Leur répétition peut toutefois inviter les proches à être plus attentifs à l’évolution de la situation.

Sécuriser le logement sans retirer sa liberté

La sécurisation du domicile doit trouver un équilibre entre sécurité et autonomie.

L’objectif n’est pas de multiplier les équipements. Il ne s’agit pas non plus de contrôler en permanence les déplacements d’une personne.

Il faut plutôt choisir des solutions adaptées à ses besoins et à son environnement.

Alain Monteux recommande une approche discrète et proportionnée. Les dispositifs doivent aussi rester simples à utiliser. La personne doit pouvoir se les approprier.

Cette approche permet aussi d’éviter une installation dans l’urgence. Les familles peuvent ainsi prendre le temps d’échanger avec leur proche et de tenir compte de ses habitudes.

Comment évaluer les risques au domicile ?

Avant d’installer des équipements, il est utile d’évaluer le logement. Cette première étape permet d’identifier les situations qui présentent un risque.

Plusieurs éléments peuvent notamment être observés :

  • les déplacements entre les différentes pièces ;

  • l’accès à la salle de bains et aux toilettes ;

  • l’éclairage, notamment la nuit ;

  • les tapis et les seuils de porte ;

  • l’accès à la douche ;

  • les habitudes de déplacement ;

  • la prise des repas et des médicaments ;

  • les risques liés aux sorties ;

  • les situations d’isolement.

Il faut ensuite traiter les principaux risques identifiés. L’objectif n’est pas de suréquiper le domicile. Il s’agit plutôt de choisir les solutions qui répondent aux besoins prioritaires.

Téléassistance et Alzheimer : quelles solutions pour sécuriser le quotidien ?

La téléassistance peut apporter une réponse complémentaire aux personnes qui souhaitent rester à domicile.

Elle peut également apporter un soutien aux proches et aux aidants.

L’un de ses principaux intérêts est de permettre de joindre un interlocuteur 24 heures sur 24. Alain Monteux souligne aussi l’intérêt de certaines solutions lorsque la personne ne peut pas parler ou se relever après une chute.

La téléassistance ne repose plus uniquement sur le déclenchement manuel d’une alerte. Certaines solutions permettent aujourd’hui de détecter automatiquement certaines situations.

Détection automatique des chutes et situations inhabituelles

Certaines solutions de téléassistance peuvent détecter automatiquement une chute ou les conséquences d’une situation inhabituelle.

Des capteurs peuvent aussi être installés dans le logement. Ils peuvent détecter certains événements du quotidien. Il peut s’agir du lever d’une personne ou de l’ouverture d’une porte de sortie.

Ces informations peuvent contribuer à repérer des changements dans les habitudes quotidiennes.

L’objectif reste de pouvoir intervenir lorsqu’une situation nécessite une attention particulière. La solution doit toutefois éviter une surveillance permanente du domicile.

Quel rôle pour l’intelligence artificielle ?

L’intelligence artificielle peut également intervenir dans l’analyse des informations recueillies par certains capteurs.

Lors de son interview, Alain Monteux explique que ces technologies peuvent contribuer à identifier des changements de comportement. Elles peuvent aussi repérer certaines anomalies ou ruptures dans les habitudes quotidiennes.

Ces informations peuvent ensuite aider à détecter une situation qui nécessite une intervention.

L’intelligence artificielle ne remplace toutefois pas l’intervention humaine dans le fonctionnement présenté par Alain Monteux.

Un professionnel peut prendre contact avec la personne ou ses proches. Il peut ensuite contribuer à mettre en place une réponse adaptée à la situation.

Téléassistance et maladie d’Alzheimer : accompagner plutôt que surveiller

Pour les proches d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, la sécurité du domicile peut devenir une source d’inquiétude.

Pourtant, sécuriser le logement ne signifie pas contrôler chaque déplacement.

Une approche progressive permet d’abord d’identifier les principaux risques. Les proches peuvent ensuite choisir les solutions réellement utiles.

La téléassistance peut ainsi s’inscrire dans une démarche globale de maintien à domicile. Elle peut compléter l’adaptation du logement et l’accompagnement des proches.

L’objectif est de permettre à la personne de conserver ses habitudes et son autonomie aussi longtemps que possible. Les aidants disposent ainsi d’une solution supplémentaire pour faire face aux situations qui peuvent survenir au quotidien.

Ne pas rester seul face à la maladie d’Alzheimer

L’accompagnement d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut être difficile pour les proches.

Au cours de l’émission, le témoignage d’une aidante rappelle aussi l’importance de demander de l’aide. Il est essentiel de ne pas rester seul face aux difficultés rencontrées au quotidien.

La sécurisation du domicile peut faire partie de cette démarche.

En identifiant les risques et en adaptant l’environnement, les proches peuvent construire progressivement un cadre plus sécurisant. La téléassistance peut également compléter cette démarche.

L’objectif reste de préserver l’autonomie de la personne tout en apportant une réponse adaptée aux situations qui peuvent survenir à domicile.

Tunstall Vitaris accompagne les personnes en perte d’autonomie et leurs proches grâce à des solutions de téléassistance adaptées aux différents besoins du quotidien.

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